Accueillir les Jeux Olympiques, opportunité économique ou mauvais calcul ?

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Accueillir les Jeux Olympiques, opportunité économique ou mauvais calcul ?

Tous les deux ans, les Jeux Olympiques d'hiver ou d'été rassemblent des milliers d'athlètes internationaux pour une vingtaine de jours de compétitions.

Bien qu'accueillir un tel évènement coûte cher, le pays organisateur espère toujours des retombées économiques importantes.

Mais comment mesure-t-on l'impact économique des Jeux ?

Avant la compétition, le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques (COJO) commande des études prévisionnelles pour lister les coûts et les retombées économiques attendues.

Côté coûts, sont comptabilisés : les coûts opérationnels (organisation et sécurité des épreuves, transport et restauration des participants, ou encore salaires des membres du COJO), les coûts de construction ou de rénovation des infrastructures sportives (stades ou piscines, par exemple) et non sportives (village olympique et centre média, principalement), et les coûts d'aménagement et d'accessibilité (construction de routes ou de lignes de transport, par exemple).

Cependant, les organisateurs excluent souvent certaines dépenses comme le démontage des installations temporaires, le nettoyage des sites ou la sécurité à l'extérieur des enceintes, considérées comme hors du périmètre direct des Jeux.

Pour les opposants aux JO, elles devraient au contraire être intégrées au budget, tout comme les dépenses pour finaliser les infrastructures dans les temps, qui gonflent systématiquement la facture.

En moyenne, le budget réalisé est 2 à 3 fois supérieur au budget prévisionnel !

Côté retombées économiques :

Les retombées à court terme correspondent au supplément d'activité engendré par les Jeux sur le territoire d'accueil pendant l'année olympique.

Elles sont principalement liées aux dépenses des spectateurs étrangers (hébergement ou restauration, par exemple), et aux dépenses des organisateurs (construction des infrastructures temporaires, notamment).

Les retombées à long terme, c'est-à-dire sur une période de 10 à 20 ans qui démarre avec l'attribution des Jeux, sont très difficiles à chiffrer.

Si la fréquentation touristique augmente après les Jeux par exemple, déterminer l'influence exacte des JO sur cette hausse est économiquement compliqué, car d'autres facteurs peuvent jouer.

Et pour Paris 2024 ?

Les coûts prévisionnels s'élèvent à 6,8 milliards d'euros, dont 3,8 milliards de coûts opérationnels, et 3 milliards pour les infrastructures et aménagements.

Les retombées économiques, elles, sont estimées entre 5,3 et 10,7 milliards d'euros sur la période 2017-2034.

Entre dépassements budgétaires et infrastructures à l'abandon, à l'image du nid d'oiseau de Pékin 2008, le bilan économique des précédentes Olympiades est globalement mauvais.

Pour briller sur la scène internationale, le pays organisateur est souvent prêt à dépenser beaucoup, au risque parfois de déséquilibrer son économie, comme le Brésil avec Rio 2016.

Les Jeux de Paris éviteront-ils cet écueil ? 95% des infrastructures existent déjà, les organisateurs défendent donc un budget maitrisé.

Au-delà de l'économie, accueillir les Jeux Olympiques est avant tout une grande fierté pour un pays.

Au final, le plus important n'est pas de gagner, mais de participer !